APRES JMJ...

La grâce agit ! Il y a 5 mois, nous étions un peuple immense, de toutes nations et de toutes langue, réuni au bord du Tage, dans ce lieu bien nommé : Campo da Graça, le champ de la grâce. Au milieu du peuple, 45 000 français, petite portion du peuple des jeunes en France, choisis de Dieu, témoins et missionnaires de la grâce. Au campo da Graça, le Seigneur a agi avec force et douceur, rejoignant chacun des jeunes dans son histoire personnelle et lui ouvrant un avenir.

 

5 mois après les JMJ, le chemin qui s’est ouvert devant nous porte un nom : l’espérance.

 

L’espérance d’une nouvelle génération qui met sa confiance dans le Seigneur. 3 signaux nous viennent du terrain depuis le début de cette année :

 

  • Davantage de jeunes dans les groupes,
  • Davantage de jeunes prêts à prendre des responsabilités,
  • Davantage de demandes de sacrements parmi les jeunes (baptême et confirmation).

 

Bien sûr, personne ne s’arrête aux chiffres (ni ne s’en glorifie) et tous nous connaissons les lourdeurs, les fragilités et les échecs de nos missions. Mais nos yeux regardent les signes. Ce sont des signes d’espérance : des jeunes se lèvent. Ils nous réveillent et nous convoquent.

 

Non la JMJ n’était pas qu’un feu d’artifice ou un feu de paille. A nous d’en faire un feu de cheminée (selon l’expression du Cardinal Aveline à ses frères évêques à Lourdes) : on peut  être admiratif devant le zèle missionnaire des jeunes : il nous faut l’encourager mais surtout le nourrir. C’est notre tâche.

 

Grace is at work! 5 months ago, we were an immense people, from every nation and every language, gathered on the banks of the Tagus, in this aptly named place: Campo da Graça, the field of grace. In the midst of the people, 45,000 French people, a small portion of the young people of France, chosen by God, witnesses and missionaries of grace. At Campo da Graça, the Lord acted with strength and gentleness, reaching out to each young person in his or her personal history and opening up a future for them.

 

5 months after the WYD, the path that has opened up before us has a name: hope.

 

The hope of a new generation that puts its trust in the Lord. 3 signals have come from the field since the beginning of this year:

 

o More young people in the groups,

 

o More young people ready to take on responsibilities,

 

o More requests from young people for the sacraments (baptism and confirmation).

 

Of course, no one stops at the figures (or boasts about them) and we are all aware of the difficulties, weaknesses and failures of our missions. But our eyes are on the signs. They are signs of hope: young people are rising up. They wake us up and summon us.

 

No, the WYD was not just a firework display or a flash in the pan. It's up to us to turn it into a fire (as Cardinal Aveline said to his brother bishops in Lourdes): we can admire the missionary zeal of young people: we need to encourage it, but above all we need to nurture it. This is our task.

 

 

Parmi les signes que je retiens durant ce trimestre qui déjà se termine, j’en retiens 7 au hasard des dates,  comme une plénitude qui invite à s’ouvrir à plus large :

 

1/ la joie et la fraternité des 600 séminaristes réunis à  Paris début décembre

 

2/ l’entrain missionnaire des équipes d’étudiants et de jeunes professionnels ici à la CEF, toujours disponibles pour porter les projet

 

3/ l’accompagnement des jeunes étudiants catéchumènes qui se met partout en place dans les diocèses

 

4/ La soirée « cité céleste » organisée un soir à Paris avec 450 jeunes des cités de la banlieue parisienne, débordante de joie

 

5/ le rassemblement  œcuménique Together fin septembre à Rome et l’engagement des jeunes ambassadeurs français du Synode

 

6/ les Congrès Mission et le rassemblement Kerygma qui ouvrent une dynamique commune de transformation missionnaire

 

7/ et l’ouverture un peu partout sur le territoire de nouveaux patronages soutenus par l’Union des patronages…   La liste s’allonge à la dimension du cœur de Dieu ! et vous que voyez-vous comme signe de l’espérance qui se lève ?  Dans quel lieu le flambeau de l’espérance s’est-il allumé ?

 

Among the signs I've noticed during this quarter, which is already drawing to a close, I've picked out 7 randomly, like a fullness that invites us to open up to the wider world:

 

1/ the joy and fraternity of the 600 seminarians who gathered in Paris at the beginning of December

 

2/ the missionary drive of the teams of students and young professionals here at the CEF, always available to take on projects

 

3/ the accompaniment of young student catechumens that is being set up everywhere in the dioceses

 

4/ the "celestial city" evening organised one evening in Paris with 450 young people from the housing estates of the Paris suburbs, which was overflowing with joy

 

5/ the Together ecumenical gathering in Rome at the end of September and the commitment of the young French ambassadors for the Synod

 

6/ the Mission Congresses and the Kerygma gathering, which opened up a common dynamic of missionary transformation

 

7/ and the opening of new patronages throughout France, supported by the Union des patronages... The list is as long as God's heart! And what do you see as a sign of the hope that is rising?  Where has the torch of hope been lit?

 

 

Allumer le flambeau de l’espérance ! C’est ce que le Pape François nous demande dans son message « Joyeux dans l’espérance » au milieu d’une actualité internationale si lourde et menaçante : « n’ayez pas peur de partager avec les autres l’espérance et la joie du Christ ressuscité ! L’étincelle qui s’est allumée en vous, entretenez-la, mais en même temps donnez-la : vous constaterez qu’elle grandira ! Nous ne pouvons pas garder l’espérance chrétienne pour nous, comme un beau sentiment, parce qu’elle est destinée à tout le monde. Soyez particulièrement proches de vos amis qui peuvent sourire en apparence mais qui pleurent à l’intérieur, pauvres en espérance. Ne vous laissez pas contaminer par l’indifférence et l’individualisme : restez ouverts, comme des canaux à travers lesquels l’espérance de Jésus peut s’écouler et se répandre dans les milieux où vous vivez. »

 

Les grandes œuvres commencent par un regard de confiance. On se souvient que c’est un certain matin de décembre 1841, dans la petite sacristie de l’église Saint-François de Turin que commença l’œuvre de Don Bosco : dans l’accueil de ce jeune adolescent qui rodait  dans la sacristie, que le sacristain voulait chassait et que le jeune prêtre décida d’accueillir. Ensemble, le jeune prêtre et le jeune adolescent, après un court dialogue, s’ouvrirent ensemble à la grâce de Dieu en récitant le « réjouis-toi Marie ». Don Bosco se souvint toujours que ce fut avec ce premier « réjouis-toi Marie » que tout commença.

 

La grâce agit, elle nous précède et nous suit. Elle nous ouvre à l’Espérance.

 

Avec vous nous remercions le Seigneur pour tous les signes de la grâce. Et nous vous remercions pour votre engagement lumineux auprès des jeunes. Que la joie de Noël où Dieu s’engage avec l’humanité pour toujours maintienne vive en nous la flamme de l’espérance.

 

 Lighting the torch of hope! This is what Pope Francis is asking us to do in his message "Joyful in Hope", in the midst of such heavy and threatening international news: "Do not be afraid to share with others the hope and joy of the Risen Christ! Nurture the spark that has ignited within you, but at the same time give it away: you will see that it grows! We can't keep Christian hope to ourselves, like a nice sentiment, because it's meant for everyone. Be especially close to your friends who may smile on the outside but cry on the inside, poor in hope. Don't allow yourselves to be contaminated by indifference and individualism: remain open, as channels through which the hope of Jesus can flow and spread in the environments in which you live".

 

Great works begin with a look of trust. We remember that it was on a certain morning in December 1841, in the small sacristy of the church of Saint Francis in Turin, that Don Bosco's work began: in welcoming this young adolescent who was loitering in the sacristy, whom the sacristan wanted to chase away and whom the young priest decided to take in. Together, the young priest and the young teenager, after a short dialogue, opened themselves up to God's grace by reciting the "Rejoice Mary". Don Bosco always remembered that it was with this first "Rejoice Mary" that everything began.

 

Grace acts race is at work; it precedes us and follows us. It opens us to Hope.

 

With you, we thank the Lord for all the signs of grace. And we thank you for your luminous commitment to young people. May the joy of Christmas, when God commits himself to humanity for ever, keep the flame of hope alive in us.

 

 

 

P. Vincent Breynaert